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L’alphabet japonais de A à Z : Comprendre Hiragana, Katakana et Kanji

2025/12/24

Director: Kotaro Muramoto
Principal of Nihongo Online School
In September 2019, he founded "Nihongo Online School". Since then, has been teaching Japanese online lessons, with a total of over 1,000 students.
He has designed an individualized curriculum based on student’s needs and study goal. And is conscious of making the classes speech-centered in order to improve students’ speaking skills.
The school asks students to submit homework assignments worth 2 hours per lesson to improve faster. By supporting students with these features, students are able to efficiently improve Japanese language skills.

Le système d’écriture japonais est l’un des plus complexes au monde. Il repose sur trois alphabets japonais distincts : les hiragana, les katakana et les kanji. Pour bien débuter l’apprentissage de la langue, il est essentiel de comprendre ces différents systèmes d’écriture afin de lire, écrire et interpréter correctement les caractères japonais.

Ce guide complet vous permet de découvrir chaque alphabet à travers des explications claires, des listes détaillées et une présentation de l’alphabet japonais de A à Z, accompagnée d’exemples concrets d’utilisation.

Quels sont les trois types d’alphabet japonais ? 

L’écriture japonaise moderne repose sur une combinaison de kanji et de kana, formant ce que l’on appelle communément les trois alphabets japonais :

Les hiragana (ひらがな)

Ils constituent le système phonétique de base de l’écriture japonaise. Les hiragana sont principalement utilisés pour écrire les mots japonais natifs ou naturalisés, ainsi que les éléments grammaticaux tels que les particules et les terminaisons verbales. Il s’agit généralement du premier alphabet japonais appris, aussi bien par les enfants japonais que par les apprenants étrangers.

Les katakana (カタカナ)

Les katakana représentent les mêmes sons que les hiragana, mais leur usage est différent. Ils sont réservés aux mots étrangers, aux noms propres d’origine non japonaise, aux emprunts linguistiques, aux onomatopées, aux termes scientifiques, et parfois à l’emphase. Visuellement, ils sont plus anguleux et géométriques.

Les kanji (漢字)

Les kanji sont des caractères d’origine chinoise qui expriment des significations et des concepts plutôt que des sons. Ils forment l’ossature de l’écriture japonaise et sont indispensables à la compréhension des textes. Les élèves japonais apprennent un ensemble officiel appelé jōyō kanji.

Combien de lettres dans l’alphabet japonais ?

Il n’existe pas de réponse unique à cette question, car le japonais ne fonctionne pas avec un alphabet de lettres comme le français.

  • Hiragana : 46 caractères de base, chacun représentant une syllabe complète
  • Katakana : 46 caractères de base, correspondant exactement aux mêmes sons que les hiragana
  • Kanji : 2 136 jōyō kanji enseignés officiellement depuis 2010. Plus de 50 000 kanji existent au total, bien que seule une fraction soit utilisée couramment

Ainsi, selon le point de vue adopté, l’alphabet japonais de A à Z n’existe pas : il faut plutôt parler de syllabaires (hiragana et katakana) et d’un vaste ensemble de caractères japonais (kanji).

Alphabet japonais en français : Tableau des Hiragana

Les hiragana se sont développés à partir du man’yōgana, un système utilisant des caractères chinois pour leur prononciation, une pratique apparue dès le Vᵉ siècle. Le tableau ci-dessous présente les 46 hiragana de base, organisés selon leur type de son.

Caractères Hiragana de base

CaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciation
aiueo
kakikukeko
gagigugego
sashisuseso
zajizuzezo
tachitsuteto
dajizudedo
naninuneno
hahifuheho
babibubebo
papipupepo
mamimumemo
yayuyo
rarirurero
wawo
n

L’alphabet japonais des hiragana est principalement utilisé pour écrire les mots japonais natifs ou naturalisés ainsi que les éléments grammaticaux. Il sert notamment à écrire les okurigana, les suffixes en kana qui suivent une racine en kanji, par exemple pour la conjugaison des verbes et des adjectifs , les particules et autres mots grammaticaux ou fonctionnels. Les hiragana sont également employés pour des mots natifs qui ne possèdent pas de kanji, ou dont le kanji est jugé trop rare, obscur ou excessivement formel.

Exemples d’utilisation des Hiragana

L’alphabet des hiragana apparaît fréquemment dans l’écriture quotidienne pour les particules grammaticales comme は (wa), を (wo), に (ni) et が (ga). Ils forment aussi les terminaisons verbales comme dans 食べます (tabemasu – « manger ») et les inflexions d’adjectifs comme 大きい (ookii – « grand »). Les livres pour enfants utilisent souvent exclusivement ou majoritairement les hiragana, ce qui les rend indispensables pour les débutants.

Alphabet japonais en français : Tableau des Katakana 

L’alphabet japonais des katakana est issu de la pratique des moines bouddhistes japonais, qui translittéraient les textes chinois en japonais. L’alphabet des katakana comprend 48 caractères, sans tenir compte des signes fonctionnels et des diacritiques.

Caractères Katakana de base

CaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciationCaractèrePrononciation
aiueo
kakikukeko
gagigugego
sashisuseso
zajizuzezo
tachitsuteto
dajizudedo
naninuneno
hahifuheho
babibubebo
papipupepo
mamimumemo
yayuyo
rarirurero
wawo
n

Exemples d’utilisation des Katakana

Les katakana servent à transcrire les mots étrangers en japonais et à écrire les emprunts linguistiques (collectivement appelés gairaigo). On les utilise aussi pour marquer l’emphase, représenter les onomatopées, noter les termes techniques et scientifiques, et écrire les noms de plantes, d’animaux, de minéraux, ainsi que souvent les noms d’entreprises japonaises.

Parmi les exemples courants, on trouve les emprunts étrangers comme コーヒー (koohii – « café »), コンピューター (konpyuutaa – « ordinateur ») et les noms étrangers comme アメリカ (Amerika – « Amérique »). Ainsi, Suzuki s’écrit スズキ et Toyota s’écrit トヨタ.

Caractères spéciaux japonais 

L’écriture japonaise utilise divers caractères spéciaux et signes diacritiques qui modifient la prononciation et le sens. Ces éléments sont essentiels pour une lecture et une écriture précises.

La différence entre le Dakuten et le Handakuten

Le dakuten (濁点), familièrement appelé ten-ten (点々, « points »), est un signe diacritique utilisé dans les syllabaires kana. Il indique que la consonne d’une more doit être prononcée de manière voisée.

Visuellement, le dakuten (゛) apparaît sous la forme de deux petits traits diagonaux, proches de guillemets.

Exemples :

  • か (ka) → が (ga)
  • さ (sa) → ざ (za)
  • た (ta) → だ (da)
  • は (ha) → ば (ba)

Le handakuten, familièrement appelé maru (丸, « cercle »), est également un signe diacritique. Il s’emploie avec les kana de la ligne en h afin d’indiquer une prononciation en /p/, au lieu de /h/ ou /f/.

Le handakuten (゜) se présente sous la forme d’un petit cercle.

Exemples :

  • は (ha) → ぱ (pa)
  • ひ (hi) → ぴ (pi)
  • ふ (fu) → ぷ (pu)
  • へ (he) → ぺ (pe)
  • ほ (ho) → ぽ (po)

Le chōonpu ou la voyelle longue

Le chōonpu (ー), aussi appelé marque de voyelle longue, est principalement utilisé en katakana et apparaît très rarement avec les hiragana. Cette ligne horizontale sert à prolonger le son d’une voyelle dans les mots écrits en katakana.

Exemples :

  • ケーキ (keeki) — « gâteau »
  • コーヒー (koohii) — « café »

Les signes de ponctuation japonaise 

La ponctuation japonaise comprend divers signes écrits (en plus des caractères et des chiffres) qui diffèrent de ceux des langues européennes. La ponctuation n’était pas largement utilisée dans l’écriture japonaise jusqu’à ce que les traductions des langues européennes deviennent courantes au 19ᵉ siècle.

PonctuationNomPrononciationUsage
句点kutenPoint japonais (point final)
読点toutenVirgule japonaise
疑問符gimonfuPoint d’interrogation
感嘆符kantanfuPoint d’exclamation
「」鉤括弧kagikakkoGuillemets simples
『』二重鉤括弧nijuukagikakkoGuillemets doubles
中黒nakaguroPoint médian (séparateur de mots)
波ダッシュnami dasshuTiret ondulé

Le point japonais s’utilise comme le point français. Il marque un arrêt complet ou la fin d’une phrase. Le point lui-même est un petit cercle, et non un point.

Petit Tsu

Le petit っ (hiragana) ou ッ (katakana) représente une pause ou un arrêt glottal qui double effectivement le son de la consonne suivante. Par exemple, dans le mot がっこう (gakkou – « école »), le petit っ crée une brève pause avant le son k.

Les Kanji

Contrairement aux hiragana et katakana qui représentent des sons, les kanji représentent des significations et des concepts. On utilise les kanji pour écrire la plupart des mots de contenu d’origine japonaise native ou (historiquement) chinoise, ce qui inclut de nombreux noms, les racines de la plupart des verbes et adjectifs, les racines de nombreux adverbes, ainsi que la plupart des noms propres et des noms de lieux japonais.

Les kanji se distinguent des hiragana et katakana par le fait qu’il existe plusieurs façons de prononcer un même caractère. Cela s’explique par l’existence d’une lecture chinoise (appelée on-yomi) et d’une lecture japonaise (le kun-yomi).

Voici quelques exemples de kanji de base :

  • 人 (hito/jin – « personne »)
  • 日 (hi/nichi – « jour/soleil »)
  • 本 (hon/moto – « livre/origine »)
  • 水 (mizu/sui – « eau »)
  • 火 (hi/ka – « feu »)

Les phrases japonaises combinent généralement kanji et hiragana. Les kanji apportent le sens principal (noms, radicaux verbaux, radicaux d’adjectifs). Les hiragana apportent les éléments grammaticaux (particules, terminaisons verbales, terminaisons d’adjectifs).

Différences d’usage entre Hiragana et Katakana

Comprendre quand utiliser les hiragana plutôt que les katakana est fondamental pour bien écrire en japonais. Le japonais possède deux styles d’écriture natifs : les hiragana et les katakana. Ensemble, ils forment les kana. Autrement dit, les hiragana et les katakana sont deux façons différentes d’écrire la même chose.

Quand utiliser les Hiragana

Les hiragana, dont le nom signifie littéralement kana « ordinaires » ou « simples », servent principalement aux mots japonais natifs et aux éléments grammaticaux. Voici leurs applications spécifiques :

  • Particules grammaticales : は (wa), を (wo), に (ni), が (ga)
  • Terminaisons et inflexions verbales : 食べる (taberu – « manger »), 行きます (ikimasu – « aller »)
  • Terminaisons d’adjectifs : 美しい (utsukushii – « beau »), 大きい (ookii – « grand »)
  • Mots japonais natifs : surtout quand les kanji seraient trop difficiles ou rares
  • Okurigana : suffixes en kana qui suivent les kanji pour indiquer la fonction grammaticale
  • Littérature enfantine : les livres pour jeunes lecteurs utilisent principalement les hiragana

Quand utiliser les Katakana

Les katakana servent principalement aux mots et noms étrangers, aux emprunts linguistiques, aux onomatopées, aux noms scientifiques, et parfois pour marquer l’emphase. Voici leurs applications courantes :

  • Emprunts étrangers : コンピューター (konpyuutaa – « ordinateur »), レストラン (resutoran – « restaurant »)
  • Noms propres étrangers : ジョン (Jon – « John »), ロンドン (Rondon – « Londres »)
  • Onomatopées : ワンワン (wanwan – aboiement de chien), ニャーニャー (nyaanyaa – miaulement de chat)
  • Termes scientifiques : nombreux noms botaniques et zoologiques
  • Noms d’entreprises : l’usage des katakana permet de distinguer les noms d’entreprises des noms de famille
  • Emphase : similaire à l’usage de l’italique en français
  • Terminologie technique : termes liés à l’informatique et à la technologie

Usage contextuel

Presque toutes les phrases japonaises écrites contiennent un mélange de kanji et de kana. En pratique, une seule phrase combine souvent les trois alphabets japonais.

私はコンピューターを買いました。 (Watashi wa konpyuutaa wo kaimashita.)
« J’ai acheté un ordinateur. »

Cette phrase illustre la répartition suivante :

  • 私 (kanji pour « je »)
  • は (particule en hiragana)
  • コンピューター (« ordinateur » en katakana)
  • を (particule en hiragana)
  • 買 (kanji pour « acheter »)
  • いました (terminaison verbale en hiragana)

L’intégration de ces trois écritures japonaises donne naissance à une communication écrite riche et nuancée, caractéristique de la langue japonaise moderne. En raison de ce mélange de scripts et du vaste inventaire de caractères japonais que représentent les kanji, le système d’écriture japonais est aujourd’hui considéré comme l’un des plus complexes en usage.

Pour les apprenants, apprendre les hiragana et les katakana constitue une base essentielle pour commencer à lire des textes et comprendre comment ces trois alphabets japonais fonctionnent ensemble afin d’exprimer le sens, l’émotion et les relations grammaticales dans cette langue fascinante.

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